dimanche 11 octobre 2015

L'ECHANGE DES PRISONNIERS A ACUITZEO LE 5 DECEMBRE 1865.




L’ECHANGE DES PRISONNIERS A ACUITZEO

LE 5 DECEMBRE 1865



PAR MICHEL PROVOST


Combat de Tacambaro. Michel Provost



Préambule

Le 11 avril 1865, au cours de la Campagne du Michoacan, quatre compagnies de voltigeurs du régiment belge s’étaient fait surpendre à Tacambaro par les forces juaristes du général Nicolas Régulès. Après une lutte acharnée de six heures, les volontaires belges sont contraints à la reddition, déplorant la perte de six officiers ainsi qu’une vingtaine de sous-officiers et soldats. Les 203 prisonniers capturés furent envoyés en captivité vers la petite ville de Huetamo, à quelques lieues du Pacifique. Le lieutenant-colonel Alfred Van der Smissen, qui commande le corps des volontaires belges, accepte difficilement cette défaite et n’a dès lors qu’une seule intention : prendre une revanche sur ses adversaires républicains. Il obtiendra cette victoire le 15 juillet 1865 sur les hauteurs de Tacambaro, lors du combat dit de la Loma (1). Les prisonniers républicains, parmi lesquels plusieurs officiers, permettront d’ouvrir des négociations en vue d’un échange de prisonniers permettant de libérer les détenus belges suite à l’affaire du 11 avril. Ces pourparlers seront entrepris du côté belge par le capitaine Léon Visart de Bocarmé. L’affaire semblait en bonne voie lorsque des événements impromptus vinrent contrecarrer les accords obtenus.





Capitaine Léon Visart de Bocarmé. Coll. Priv.



Les négociations

Le 2 octobre 1865, à Mexico, l’empereur Maximilien promulguait un malheureux décret condamnant à la peine de mort tout individu prit les armes à la main. Or, dix jours plus tard, à Santa Anna Amatlan, le général impérialiste Ramon Mendez, qui avait collaboré aux côtés des Belges à la victoire de la Loma, parvenait à surprendre le général José Maria Artéaga, commandant en chef de l’armée du Centre républicain. Le 21 octobre, en vertu du décret impérial du 2 octobre, Artéaga et plusieurs officiers étaient exécutés à Uruapan. Cette nouvelle fut très vite connue par les prisonniers belges qui, à cette époque, avaient été transférés de Huetamo à Cirandaro (2) pour la troupe et à Santiago pour les officiers. Ces derniers furent bientôt persuadés qu’ils seraient passés par les armes sans autre forme de procès.

Le 8 novembre, 9 officiers et 3 ordonnances tentèrent une évasion en pirogue sur le rio de las Balzas. Leur tentative échut. Repris, ils furent reconduits à Huetamo deux jours plus tard. A leur retour, ils furent étonnés d’apprendre que la délivrance était beaucoup plus proche que la



Général Vicente Riva Palacio. Michel Provost.


mort. L’aboutissement des accords en vue de l’échange des prisonniers fut l’œuvre du général républicain Vicente Riva Palacio, qui avait succédé à Artéaga dans le commandement de l’armée du Centre. Il rendra d’ailleurs une visite fort courtoise aux officiers belges dans les jours qui suivront leur tentative manquée d’évasion. Le lendemain de cette rencontre, le capitaine Minôn de la cavalerie impériale, qui était détenu avec les Belges à Huetamo, et le colonel Linarte, chef d’état-major de Riva Palacio, partirent pour Mexico afin de régler les derniers détails relatifs à l’échange de prisonniers. Celui-ci aurait lieu à Acuitzéo (3) le 5 décembre 1865. Les prisonniers belges quittèrent Huetamo le 28 novembre 1865, escortés par le colonel Alzate afin de parcourir les 45 lieues qui les séparaient du lieu de leur remise en liberté. Le 3 décembre dans l’après-midi, ils arrivèrent à Tacambaro où ils furent accueillis par Riva Palacio. Le général invita les officiers belges à lui transmettre leur photographie dès leur retour à Morélia. Ce désir sera réalisé.



Photographie des officiers belges libérés.

Lieutenant Walton ; sous-lieutenant Adam ; sous-lieutenant Fourdin ; sous-lieutenant de Biba ; sous-lieutenant Jacobs ; capitaine Gauchin ; le capitaine Visart de Bocarmé en couvre-nuque et qui mena les négociations ; lieutenant Deheck ; sous-lieutenant Geoffroy de la cavalerie impériale mexicaine. (coll. MRA Bruxelles)



L’échange des prisonniers

Le 4 décembre 1865, les prisonniers républicains (4) quittèrent Morélia escortés par une cinquantaine de volontaires belges. Cette colonne était commandée par le capitaine Léon Visart de Bocarmé accompagné du lieutenant Jean Jaminé et des sous-lieutenants Nestor Stassin et Alfred Stoops. Au soir, le campement fut dressé à Santiago d’Undaméo. Le 5 décembre, à 2 heures du matin, la troupe se remit en marche afin de rejoindre Acuitzéo à 6 heures, heure désignée pour l’échange. Conformément aux accords conclus, les Belges et leurs prisonniers devaient s’arrêter à 2 kms de l’entrée du village. Il était convenu qu’aucun membre des escortes respectives ne pouvait entrer dans le centre d’Acuitzéo, mis à part les officiers désignés de chaque parti.



Le lieutenant Jean Jaminé. Coll. priv.


La colonne venant de Tacambaro s’était également mise en route ce même jour bien avant le lever du jour. Elle avait cependant gagné du retard. C’est la raison pour laquelle, à 3 heures du matin, le colonel Linarte, qui commandait le détachement, permit au lieutenant Emile Walton, qui faisait partie des prisonniers, de quitter la troupe pour avertir Visart de Bocarmé que l’échange aurait bien lieu. Walton, accompagné d’un commandant de guerilla républicaine parvint à Acuitzéo, alors que le jour n’était toujours pas levé. Les deux hommes traversèrent la localité. Apercevant les coiffes recouvrant les képis de l’escorte belge venant de Morélia, le commandant de guérilla républicain prit congé de Walton. Celui-ci rejoignit le capitaine Visart pour lui exposer les motifs de sa présence. Walton fut présenté aux principaux officiers républicains prisonniers. Des ordres furent donnés par le capitaine aux officiers belges qui l’accompagnaient. A la levée du jour, le lieutenant Walton, le capitaine Léon Visart de Bocarmé et le capitaine Salgado de l’artillerie impériale se mirent en selle pour rejoindre le centre d’Acuitzéo. Ils étaient attendus par un piquet de cavalerie républicaine. Deux sonneries de clairon annoncèrent le début de l’échange des prisonniers. Les républicains étaient représentés par le colonel Linarte et le commandant Marmolejo. La rédaction et la signature des procès-verbaux d’échange durèrent environ ¾ d’heure. Les relations entre les officiers des deux partis furent des plus cordiaux, voire très amicaux. Enfin les prisonniers belges rejoignirent le centre de la localité,se formèrent en bataille sur la Grand-place d’Acuitzéo, et attendirent le passage des prisonniers républicains. On devine quel fut l’accueil réservé aux prisonniers libérés dans chaque camp. Les Belges libérés furent conduits à Tiripitio où les attendaient huit voitures chargées d’armes, de munitions, d’uniformes, de victuailles et de tonneaux de bière. Après un repos de trois heures, la colonne allait rejoindre Santiago d’Undaméo vers 23 heures où elle établit son campement. Le lendemain, 6 décembre 1865 à 9 heures, la troupe fit son entrée à Morélia, musique en tête, sous les acclamations de la population.



El perdon de Los Belgas


El pardon de los Belgas

Peinture de Franciseo de Paula de Mendoza (palais du gouvernement de Morélia)

Le Palais du Gouvernement à Morélia conserve une peinture intitulée « El Perdon de los Belgas», œuvre de Francisco de Paula de Mendoza, et qui représente l’échange des prisonniers le 5 décembre 1865. Ce qui m’avait interpellé avant tout dans cette création était le groupe des officiers belges. La représentation des uniformes semblait plus que fantaisiste tandis que la physionomie des intéressés paraissait sortir uniquement de l’imagination de l’artiste. Ce dernier n’en était nullement responsable. «El Perdon de los Belgas» a été réalisé en 1881. Franscico de Paula de Mendoza ne disposait d’aucune indication concernant les uniformes portés par les officiers belges, ni de leur aspect physique. Disposant des éléments qui manquaient à mon talentueux prédécesseur, j’ai été tenté de réaliser un dessin tout en


El pardon de los Belgas : dessin de Michel Provost


respectant le concept même de sa réalisation. Il appert cependant que tant l’œuvre de Franscico de Paula de Mendoza que mon dessin ne représentent qu’une allégorie peu soucieuse de la vérité historique. En cause : l’absence le 5 décembre 1865 à Acuitzeo du personnage principal de cette composition : Vicente Riva Palacio. Le général républicain était resté ce jour-là à Tacambaro alors que se déroulait l’échange. L’ouvrage «Souvenirs d’un Officier Belge au Mexique» du lieutenant Emile Walton, un des officiers prisonniers publié en 1868 fait ici référence en la matière. Walton consigne que si le général Riva Palacio a rencontré à plusieurs reprises les officiers belges prisonniers à Tacambaro, il ne s’est pas rendu personnellement à Acuitzeo, laissant cette tâche à ses subordonnés. Cette absence se confirme par un autre témoignage, celui d’Emile Noirsain (5). Celui-ci faisait partie du détachement des 50 volontaires belges choisis pour escorter les prisonniers républicains. Dans son manuscrit il ne fait aucune allusion à la présence du général lors de l’échange. Enfin l’absence de Riva Palacio se justifie pour une raison toute simple. Il était notoire que les troupes européennes engagées considéraient les troupes impériales mexicaines, leurs alliés, avec beaucoup défiance, voire du dédain. Pour les forces républicaines ces considérations étaient pire encore : il s’agissait tout simplement d’un ramassis de brigands et de bandits. Pour les Diaz, Escobedo, Riva Palacio et tant d’autres généraux de la faction libérale, cette dévalorisation devait être insupportable. Le fait de la présence belge d’un subalterne en grade (le capitaine Visart de Bocarmé) à Acuitzéo ne pouvait qu’accroître cette dépréciation de la valeur des officiers républicains liés à la cause de Benito Juarez. Ce qui ne voulait certainement pas le général Vicente Riva Palacio. Un buste à son effigie prône aujourd’hui sur la place d’Acuitzio del Canje. A juste titre car il fut le maître d’œuvre de cette journée mémorable du 5 décembre 1865.


Buste du général Vicente Riva Palacio.



NOTES

  1. Batalla de Cerro Hucco pour les Mexicains.
  2. Aujourd’hui Zirandaro.
  3. Aujourd’hui Acuitzio del Canje, situé à 32 kms au sud de Morélia.
  4. Les sources dont nous disposons concernant les prisonniers républicains indiquent 42 officiers parmi lesquels 3 généraux : Canto, Tapia et Ramirez, 3 colonels, 2 lieutenants-colonels, 2 majors et 104 soldats. Ces nombres diffèrent cependant dans l’ouvrage «Historia de la Guerra de Intervention en Michoacan» d’Eduardo Ruiz, édité en 1896 et qui constitue l’ouvrage de référence au Mexique. Ruiz indique 45 officiers dont un seul général (Benigno Canto), 4 colonels, 9 lieutenants-colonels et 111 soldats. Pour les prisonniers de l’armée impériale Ruiz mentionne 10 officiers mexicains, 8 officiers belges, 15 sous-officiers belges,1 cantinière et 265 caporaux et soldats belges. Ce dernier chiffre semble assez étonnant dans la mesure ou le nombre de prisonniers belges à Tacambaro le 11 avril 1865 et envoyés à Huetamo, s’élevait à 203, dont 7 officiers, 18 sous-officiers, 177 caporaux et soldats et 1 cantinière.
  5. Noirsain Emile, né à Tournai en 1845. Manuscrit «Souvenirs du Mexique», non publié, conservé au Musée Royal de l’Armée à Bruxelles.


Acuitzio del Canje.




dimanche 16 août 2015

JOURNAL DE MARCHE DU CORPS DES VOLONTAIRES BELGES DANS LE MICHOACAN (1865).



RESUME

Le 20 juin 1863 les troupes françaises entrent dans Mexico.Le pays à conquérir est immense et la résistance mexicaine s'amplifie.Désireux de se désengager de cette folle entreprise,Napoléon III offre la couronne du Mexique à l'archiduc Maximilien de Habsbourg,frère de l'Empereur François. Joseph d'Autriche. Il est l'époux de Charlotte,la fille du roi Léopold Ier de Belgique.Ce dernier avait très vite émis le voeu que sa fille Charlotte et son gendre Maximilien puissent disposer d'une troupe de soldats belges.Le recrutement eut lieu à Oudenaarde et 1554 volontaires partiront pour le Mexique.
A Mexico,les Belges furent très vite considérés comme des «planqués» par leurs alliés Français et Autrichiens.Le lieutenant-colonel Van der Smissen,commandant du corps belge,touché dans son orgueil,jugeait ces critiques inacceptables et offensantes pour la nation qu'il représentait.Aussi allait-il solliciter que sa légion soit employée,comme les autres troupes,au rétablissement de la paix dans le pays. Au mois de mars 1865,le régiment belge quittait Mexico pour aller renforcer les troupes françaises du 81ème de ligne, plaçé sous les ordres du colonel de Potier,et qui tenait garnison à Morélia,dans l'Etat du Michoacan.Il n'était pas possible de mener une Campagne militaire dans un aussi grand territoire sans l'appui d'unités de cavalerie,ce dont les Belges ne disposaient pas.Aussi auront-ils l'assistance des «exploradores» mexicains impérialistes de Godart comte de Pachta,du colonel Paulino Lamadrid et du colonel Ramon Mendez.Par l' arrivée des Belges à Morélia,le colonel français de Potier entrevoit l' opportunité de détruire l'armée du Centre républicain,commandée par les généraux Artéaga,Régulès et Riva Palacio.Les Belges arrivent à Morélia en deux colonnes le 22 et le 29 mars 1865.Ils ont laissé une garnison de 140 hommes,5 officiers et 22 cavaliers du colonel Lamadrid à Zitacuaro.Le gros de l'armée républicaine contrôle à ce moment un secteur proche du lac de Chalapa et se porte sur Zamora et Zacapa,semblant menacer les places tenues par les troupes impériales.
Fort de ces informations,le colonel de Potier arrête un plan visant à prendre les républicains en tenaille.Une colonne sous ses ordres contournera par l' ouest le lac de Patzcuaro,une autre,sous les ordres du lt.colonel Van der Smissen allait suivre l'autre rive et ceci dans le but d'intercepter les républicains.
D'autre part,un détachement sous les ordres du major Constantin Tijdgadt allait être envoyé à Tacambaro. Cette localité,favorable à la République constituait une position stratégique et une menace permanente pour les villes de Morélia et de Patzcuaro,qui s'étaient prononcées pour l'Empire.Le moment d'occuper cette localité semblait d'autant plus opportun que le général républicain Nicolas Régules et ses troupes avaient quitté Tacambaro le 21 mars en direction du nord dans le but d'aller renforcer le gros de l'armée du Centre du général José Arteaga.



JOURNAL DE MARCHE

1865

3 avril       Trois colonnes sortent de Morélia et empruntent la même route jusqu'à Undaméo.
 1. major Tijdgadt: 4 compagnies de voltigeurs, 1/2 escadron de cavalerie impériale, un obusier com.capitân Minon.
2. lt. colonel Van der Smissen 4 compagnies de grenadiers 1/2 escadron de cavalerie impériale, un obusier. com. capitân Godart comte de Pachta.
3. colonel de Potier 81ème de ligne français 1 escadron du 5ème hussard 40 cavaliers impérialistes mexicains.1 section d'artillerie.
A Undaméo, la colonne Tijdgadt continue vers le sud, en direction de Tacambaro,les deux autres colonnes se dirigent vers Patzcuaro.

4 avril         Les colonnes Van der Smissen et de Potier atteignent Patzcuaro après avoir passé la nuit à Tacicuaro.

5 avril           La colonne Tijdgadt loge à Acuitzeo.
Le gros des forces républicaines entame sa marche vers le lac de Cuitzéo, en passant par Zipimeo et Huaniqueo.

6 avril        La colonne de Potier, passant par Pinchataro se lance à sa poursuite empruntant le même itinéraire. Les forces républicaines bénéficient cependant d'une avance confortable sur leurs poursuivants. La colonne Van der Smissen marche par Quiroga sur Comanjo.A 9 h du soir celle de Tijdgadt à un engagement avec un avant-poste républicain au rancho de la Pierra-del-Molino.

7 avril           Tijdgadt arrive à Tacambaro vers 1 h du matin. A 10 h il va s'établir à l'hacienda de la Loma. Au soir, la colonne du colonel Van der Smissen avait dépassé Tecacho lorsqu'il fut averti par une dépêche du colonel de Potier de la manoeuvre effectuée par les républicains autour du lac Cuitzeo. Ces derniers renforcent leurs effectifs au passage des localités favorables à la République.

8 avril          La colonne Van der Smissen allait se rabattre sur Copandaro et Tarameo au sud du lac de Cuitzeo, suivant les instructions reçues par le colonel de Potier, qui poursuit les forces républicaines le long des rives nord du lac Cuitzeo .Les deux colonnes feront leur jonction à l'hacienda de la Goeletta. A 5 heures du soir Tijdgadt reçoit l'ordre du colonel de Potier de s'établir au centre de Tacambaro. L'officier belge s'exécute, rentre dans la localité à 11 h et y établit la défense de l'église.

9 avril          Au matin, Van der Smissen fait une halte à l'hacienda de San.Bartolo.Il allait apercevoir au loin la poussière d'une colonne républicaine. Le général républicain Régulès avait alors déjà dépassé Zinapecuaro, Querendaro et Indaparapeo. Au soir Van der Smissen atteint l'hacienda de  la Goeletta.

10 avril        Les colonnes de Van der Smissen et de Potier font leur jonction. Harassées par les marches effectuées, les deux colonnes rentrent à Morélia, supposant que les forces républicaines entreprenaient une descente en direction de l'état du Guerrero. Vive inquiétude de Van der Smissen pour ses voltigeurs envoyés à Tacambaro.

11 avril      La colonne Tijdgadt est surprise dès l'aube par les forces républicaines du général Régulès. COMBAT DE TACAMBARO. Après une défense de cinq heures dans l'église transformée en réduit les Belges capitulent, toutes les munitions étant épuisées.

Nuit du 11    Le général Artéaga fit son entrée à Tacambaro à la tombée du jour. Il prend la   au 12 avril.  décision de faire fusiller les officiers belges dès le lendemain.  Le Général
                     Régulès et son épouse s’opposèrent fermement à cette décision.  Artéaga,     
                     revenu de son idée, entouré des membres de son état-major, s’en fut rendre
                     visite au major Tijdgadt et les autres blessés.
                     Le général Régulès confie les 203 prisonniers (parmi lesquels 7 officiers, 18
                     sous-officiers, 21 caporaux, 1 cantinière) au colonel Villagomez avec mission
                     de les conduire à Huetamo, à quelques lieues du Pacifique.
                     Morélia – 22 heures.  Un détachement de la cavalerie impériale apporte à
                      Van der Smissen la nouvelle de l’attaque républicaine sur Tacambaro sans
                      pouvoir apporter aucune précision quant à l’issue du combat.
                      A 2 heures, Van der Smissen et 4 compagnies de grenadiers se mettent en
                      marche.

12 avril          A 23 heures, la colonne de Van der Smissen, arrivée à 12 kms de Tacambaro,
                       reçoit l’ordre formel du colonel de Potier, informé que les républicains
                       menaçaient de couper la colonne belge de Morélia, de rétrograder jusqu’à
                       Undaméo.

13 avril          Conformément aux ordres reçus, Van der Smissen et ses hommes rejoignent
                      Undaméo où ils sont rejoints par le 81ème de ligne français.  Trois compagnies
                      de grenadiers sont renvoyées à Morélia.

14 avril          Marche sur Tacambaro.

16 avril        La colonne de secours entre à Tacambaro.  Elle y trouve les grands blessés              belges ainsi que 44 blessés républicains. Le lieutenant-colonel Van der                      Smissen ne «digéra» pas cet échec qu’il considérait comme une offense envers                    sa nation.  Il n’aura d’ailleurs plus qu’à l’esprit de prendre une revanche sur ses
                   adversaires.  Il rappelle dès lors à Morélia toutes les forces dont il dispose, dont                    les deux cies de grenadiers restées au dépôt de Tacubaya à Mexico.

18 avril     La colonne de secours quitte Tacambaro pour Patzcuaro, emportant les blessés.

21 avril     Arrivés à Patzcuaro, les colonels de Potier et Van der Smissen apprennent que                   les républicains se sont dirigés sur Zacapa.  Laissant la garde de la ville à un
                  détachement. Les impéralistes se lancent à la poursuite des républicains du
                  général Régulès.

22 avril         Passant par Zipimeo, la colonne atteint Copandiro. Informé de la présence de Régulès à Puruandiro, de Potier envoie toutes ses forces montées et la 2ème cie des grenadiers belges dans cette direction.

23 avril          Après une marche forcée, les impérialistes parviennent à rejoindre les républicains à Huaniquéo.  Un bref combat s’engage mais l’armée de Régulès parvient à se défiler.
25 avril         Les impérialistes retournent à Patzcuaro.  Van der Smissen est investi du commandement militaire du district de Patzcuaro.

28 avril         Les deux cies de grenadiers du dépôt de Tacubaya arrivent à Morélia.

30 avril         Van der Smissen rejoint Morélia et réunit toutes ses forces disponibles.

2 mai             Le régiment quitte Morélia pour Patzcuaro.

4 mai        Lors de l’entrée en campagne du corps des volontaires belges dans le Michoacan au mois de mars 1865, deux compagnies de voltigeurs, placées sous le commandement des capitaines Visart de Bocarmé et Timmerhans, avaient été laissées à Zituacuaro afin d’en assurer la défense.  Le 26 mars, après le départ de la colonne Van der Smissen vers Morélia, Zitacuaro fut entièrement encerclé par les républicains qui se bornèrent cependant à contrôler les environs de la localité, sans rien entreprendre.  Jusqu’au 11 avril, les deux cies de voltigeurs restèrent dans l’angoisse d’une attaque républicaine.  Le 15 avril, une troupe impérialiste mexicaine allait atteindre la ville.  Les défenseurs purent alors apprendre les évènements qui s’étaient déroulés à Tacambaro.  Soulagés de ne pas avoir été attaqués, ils purent dès lors entreprendre quelques opérations : le 21 avril sur Tiripitio, le 23 sur Santa Maria, le 1er mai sur Laurelès, ceci contre les guerilleros d’Ugalde, de Castillo et de Ronda.
Le 4 mai, les deux compagnies quittaient Zitacuaro pour rejoindre Morélia, suite aux ordres de Van der Smissen.       
     
30 mai           Le colonel DE POTIER et le 81ème de ligne français quittent le MICHOACAN à destination de Mexico. Le commandement militaire du district de Morélia est confié au Lieutenant-Colonel Van der Smissen à la tête des troupes belges et mexicaines impérialistes. Ce commandement provisoire est attribué par le général impérialiste Rosas de Landa, commandant de la 1ère division militaire.

12 mai au       Du 12 mai au 24 juin : succession de marches et de contre-marches
22 juin           
extrêmement fatigantes par les cies belges, toujours dans le but d’intercepter
                        les forces républicaines et d’obtenir ainsi une revanche de la défaite de
                        Tacambaro.

                        14/5     Santa-Clara
                        16/5     Patzcuaro puis Quiroja
                        18/5     San Andrès
                        19/5     Morélia
                        21/5     Ario
                        28/5     Morélia
                        1/6       Patzcuaro
                        2/6       Capula – Morélia
                        17/6     Venta – del – Corréo
                        18/6     Morélia
                        22/6     Patzcuaro

22 juin        Le colonel français Clinchant, qui opérait dans l’Etat de Jalisco s’était porté au secours de la ville d’Uruapan.  La ville ayant été évacuée par les républicains, Clinchant propose à Van der Smissen à le rejoindre à Ario pour entreprendre une action commune destinée à anéantir les forces républicaines.

25 juin         La colonne Clinchant opère sa jonction avec celle de Van der Smissen à Ario.  Clinchant avait la certitude que les forces républicaines désiraient rejoindre au plus vite Tacambaro.

26 juin        Les Français sortent d’Ario afin de se lancer à la poursuite des troupes de Régulès.  La colonne Belgo-mexicaine de Van der Smissen à pour instruction de se porter ce même jour au gué de Turicato afin d’y intercepter les forces républicaines rabattues par Clinchant.

28 juin        Les Belges avaient établi leur campement à proximité du gué de Turicato.  L’endroit se révélait à tel point malsain que Van der Smissen fut obligé de rejoindre Tacambaro avec sa colonne.

5 juillet        Ce fut une occasion de revanche manquée.  Comme l’avait prévu Clinchant les généraux Régulès et Arteaga, à la tête de leur armée, passèrent ce jour le gué de Turicato.

7 juillet         La colonne française de Clinchant abandonne la campagne pour rentrer dans l’état de Leon.  Les républicains occupent à ce moment San Antonio de las Huertas.

11 juillet      Par raison d’hygiène, Van der Smissen reprend la route d’Ario et établi son campement à Técario. A cet endroit, le colonel fut prévenu que les républicains se disposaient à faire mouvement sur Tacambaro.

12 juillet    Van der Smissen allait confirmer l’ennemi dans l’hypothèse qu’il quittait Tacambaro pour rejoindre Patzcuaro.  Vers 18 heures, la colonne établissait son campement à Santa Clara.
 
14 juillet                61 malades sont envoyés à Patzcuaro sous l’escorte d’un régiment de la cavaleriemexicaine et de l’escadron Pachta. Au cours de la nuit, ces unités de la cavalerie impériale retourneront à Santa-Clara.


15 juillet               A Santa-Clara, Van der Smissen reçoit le renfort de 200 cavaliers du 3ème régiment impérial mexicain. Le colonel dispose à présent de 24 officiers, 327 volontaires belges, 380 fantassins et 350 cavaliers impérialistes mexicains ainsi que de 4 obusiers.


16 juillet              A 4 heures du matin, les troupes impériales quittent Santa-Clara et se portent sur Tacambaro par la route d’Ario. Les républicains, sous les ordres du général José Maria Artéaga, soit 3 000 hommes et 6 canons, occupent les hauteurs de Tacambaro (CERRO HUCCO ou de la LOMA). En début d’après-midi, les impériaux traversent la localité de Tacambaro et prennent position en ligne dans un chemin creux au pied des hauteurs occupées par les républicains. Les troupes impériales marquent un bref temps d’arrêt puis, sous l’ordre donné par Van der Smissen, elles se lancent dans un mouvement d’attaque de la gauche vers la droite sur les pentes escarpées, balayant le cerro de ses occupants. Les troupes impériales déploreront la perte de 26 hommes tués ou blessés (parmi les volontaires belges 4 tués dont le lieutenant Louis Würth).


18 juillet              Les troupes impériales quittent Tacambaro pour Patzcuaro, avec leurs blessés et les prisonniers républicains.


19 juillet                  Arrivée à Patzcuaro.


22 juillet                 Les impérialistes bivouaquent à Tiripitio et rentrent à Morélia. Durant un mois une accalmie allait régner dans le district de Morélia.


21 août                   Le capitaine Visart de Bocarmé part pour Tacambaro afin d’entamer des négociations en vue de l’échange des Belges faits prisonniers le 11 avril. Il rentrera à Morélia deux jours plus tard, sa mission n’ayant pas pu aboutir.
 

Du 4 au 29 septembre     Le corps belge est chargé de la protection du district de Morélia                                            et des convois. La cavalerie du comte Godard de Pachta est
                                          rappelée à Mexico.


29 septembre         Le capitaine Léon Visart de Bocarmé retourne à Tacambaro pour traiter l’échange des prisonniers.


2 octobre               Le lieutenant-colonel Van der Smissen part pour Mexico afin de traiter du différend qui l’oppose à Ramon Mendez, nommé général et commandant du Michocan à sa place. Le major Altwies prend le commandement du régiment en son absence. Ce même jour, à Mexico, le maréchal Bazaine fait endosser par l’empereur Maximilien un décret condamnant à la peine de mort, dans les 24 heures, les défenseurs de la République.


6 octobre               A cette époque, les forces républicaines occupent Uruapan. Le général impérialiste Ramon Mendez quitte Morélia pour entreprendre une expédition sur Uruapan.


8 octobre                Mendez et ses troupes parviennent à Patzcuaro.


9 octobre               Mendez arrive en vue d’Uruapan mais un violent orage l’oblige à reporter la prise de la ville au lendemain. Ce répit permet au général José Maria Artéaga, qui désire décliner l’affrontement, à quitter la place. Artéaga divise son armée en trois colonnes. La première, placée sous les ordres des chefs Zepeda et Martinez se dirige sur Los Reyes. La seconde, commandée par les généraux Argéaga et Salazar prend la direction de Real de Coalcoman. La troisième, commandée par les généraux Riva-Palacio et Ronda prend la route de Paracho, contourne le lac de Patzcuaro par le nord et se dirige vers Morélia.


10 octobre            Le capitaine Visart de Bocarmé rentre à Morélia, sans avoir obtenu de résultat.


12 octobre              Après une marche de nuit à partir de Tancitaro, les troupes impériales du général Ramon Mendez parviennent à surprendre les républicains du général Artéaga à Santa Anna Amatlan. Artéaga et ses hommes furent contraints à la reddition.
A 15 heures, les républicains du général Riva-Palacio tentent par surprise de s’emparer de Morélia. Quelques cavaliers parviendront jusqu’au centre de la cité. Les Belges parviendront à repousser les républicains hors de la ville, non sans avoir eu 4 tués, 2 blessés et 4 hommes faits prisonniers.


13 octobre              Le major Altwies, 300 grenadiers et 1 canon se portent sur l’hacienda de Cuitzeo afin de sécuriser le secteur autour de Morélia. Les Belges rentrent le même jour à Morélia. Les semaines suivantes aucune présence républicaine autour de la ville n’est signalée.


21 octobre              De retour à Uruapan avec les prisonniers faits à Santa Anna Amatlan, le général impérialiste Ramon Mendez, en vertu du décret impérial du 2 octobre, exécute ses prisonniers parmi lesquels les généraux Artéaga et Salazar, les colonels Diaz-Paracho, Perez-Villela et Villagomez.


5 novembre          Le major Altwies, les capitaines Timmerhans et Gouzée partent également pour Mexico. Le commandement de la place de Morélia est confié au capitaine Loiseau.


6 novembre         Mort de l’aumônier du corps belge Coenegrachts, du typhus. Il sera enterré dans la cathédrale de Morélia.


8 novembre            Les officiers belges faits prisonniers à Tacambaro le 11 avril, et détenus à Santiago, menacés d’être fusillés en représailles de la mort d’Artéaga et de ses officiers, s’évadent en pirogue sur le rio de las Balzas.


9 novembre           Les officiers belges évadés sont repris à San Géronimo et reconduits le lendemain à Huetamo. Dans les jours qui suivront, ils recevront la visite très amicale à leur égard du général Riva-Palacio.


13 novembre         Fort de son succès obtenu à Santa Anna Amatlan, le général Mendez entre en campagne afin de s’emparer du chef républicain Ronda qui occupe Puruandiro. 160 Belges, commandés par les capitaines Loiseau et Visart de Bocarmé sont envoyés à Acambaro. Le capitaine F. de Lannoy prend le commandement à Morélia.


20 novembre         La colonne belge, renforcée d’un détachement mexicain impérialiste va de Acambaro à Santa-Anna-Maya. Le lendemain, ils occupent Moroléon.


22 novembre          La colonne entre à Puruandiro.


24 novembre          La colonne marche sur El Quatro. Le capitaine Visart de Bocarmé rentre à Morélia pour traiter l’échange des prisonniers, accompagné par le général Mendez et sa cavalerie.


25 novembre        Le capitaine Loiseau et son détachement se dirigent, par ordre du général Mendez sur Patzcuaro, en passant par Capula.


27 novembre      Le détachement rejoint à Patzcuaro les forces du colonel mexicain impérialiste Santa-Cruz.


28 novembre       Les prisonniers belges quittent Cirandaro et Huetamo à destination de Tacambaro.


30 novembre         Dans l’après-midi, les prisonniers belges arrivent à Tacambaro. Ils sont accueillis par le général Riva-Palacio.


3 décembre        Le général Nicolas Régulès s’approche de Morélia, se dérobant à la poursuite de Mendez. La garnison belge reste en alerte.


4 décembre           Les prisonniers belges quittent Tacambaro pour Acuitzeo, endroit choisi pour l’échange des prisonniers.


5 décembre          A Acuitzeo, les prisonniers belges sont échangés contre 200 républicains, parmi lesquels 43 officiers. L’échange eut lieu entre le colonel Linarte pour le camp républicain, et le capitaine Léon Visart de Bocarmé, représentant le corps belge. Le général Riva Palacio était resté à Tacambaro durant l’échange des prisonniers.


25 décembre          Le détachement du capitaine Loiseau rentre de Patzcuaro à Morélia.


28 décembre       Le régiment belge évacue l’Etat du Michoacan. Le maréchal Bazaine envisage que le corps belge participera à la nouvelle campagne qui se prépare, durant l’année 1866, dans le nord du Mexique. Il met ainsi fin au conflit né entre le général Mendez et le colonel Van der Smissen. Les grenadiers du corps belge seront envoyés, début janvier 1866, à Guanajuato, tandis que le bataillon des voltigeurs sera envoyé à Toluca, afin d’y être réorganisé.


Ainsi se terminait la campagne de Michoacan pour les volontaires belges.







UNIFORMES DU CORPS DES VOLONTAIRES BELGES AU MEXIQUE.

OUDENAARDE 1864 : OFFICIERS
OUDENAARDE 1864 : TROUPE
OUDENAARDE 1864 : MUSIQUE
TACAMBARO 1865 : OFFICIERS
TACAMBARO 1865 : TROUPE
VENADO 1866
SAN LUIS POTOSI 1866
MONTEREY 1866 : TROUPES MONTEES

jeudi 25 décembre 2014

UNIFORMES DU CORPS DES VOLONTAIRES BELGES AU MEXIQUE (5/5).

PLANCHE 5 : OFFICIERS - TENUES DE CAMPAGNE

  1. Colonel (Van der Smissen). Les bottes sont munies d'éperons mexicains.  Il porte, glissé dans la ceinture de laine, un revolver.  Le Mat à percussion de fabrication française (1861 à 1863).  L'armée belge ne possédait avant 1878 aucun revolver réglementaire.  Les sabres étaient des deux modèles de 1850 - 53.  Le fourreau du sabre d'officier à pied se terminait par un dard à branches inégales, celui d'officier monté présentant un dard à branches égales.
  2. Capitaine des troupes montées.  Il est armé d'un pistolet-revolver du système Jean-Baptiste Devisme (1855).
  3. Capitaine.  Il porte le képi du modèle autrichien.
  4. Major.  Il porte un veston du modèle porté dans la marine et le bonnet de police. Il est armé du revolver Lefaucheux, modèle 1858, fabriqué à Liège.  Au Mexique, les officiers ne purent renouveler leur garde-robe.  Aussi, maintes fantaisies allaient s'introduire dans la tenue vestimentaire.  Plusieurs allèrent jusqu'à porter des vestons civils sur lesquels ils avaient fait coudre des soutaches sur les manches.
  5. Capitaine.  Il est armé d'un Colt Dragoon.  En campagne, les officiers firent usage de la large écharpe rouge de laine ou de flanelle, dont le double tour protégeait le bas-ventre contre les dysenteries, et les hanches cotre la fatigue du ceinturon.

UNIFORMES DU CORPS DES VOLONTAIRES BELGES AU MEXIQUE (4/5).

PLANCHE 4 : OFFICIERS

  1. Capitaine adjudant major (Chazal). A la différence des autres officiers, il portait aux manches des soutaches d'argent et non d'or.
  2. Colonel en grande tenue (Van der Smissen).
  3. Major en grande tenue et capote. Brandebourgs, galons et boutons d'or.
  4. Lieutenant en tenue de ville ou de campagne (Van der Straten).  Les brandebourgs étaient en soie noire.  Des olives noires remplacent les boutons dorés.
  5. Médecin de bataillon.  Même tenue que les officiers avec broderie d'or et au col.  Le médecin de régiment portait une broderie en or aux parements des manches.

UNIFORMES DU CORPS DES VOLONTAIRES BELGES AU MEXIQUE (3/5).

PLANCHE 3 : CANTINIERES ET MUSIQUE

  1. Cantinière grande tenue 1864 - 1865. Sa tunique est ornée de sept brandebourgs.
  2. Clairon coiffé du bonnet de police 1864 - 1865 (En haut à droite).
  3. Chef de musique.  Il avait le rang d'adjudant dont il portait la tenue et les grades.  Sa plaque de ceinturon portait une lyre (Centre).
  4. Cantinière 1865 - 1866.  Elle porte un tonnelet de bois peint aux couleurs mexicaines (En bas à gauche).
  5. Tambour 1865 - 1866.  Le port du couvre-nuque roulé en turban était fréquent.  Les caisses étaient identiques au modèle en usage dans l'armée belge.  Les cercles étaient peints aux couleurs mexicaines, disposées en dents de loup.